IN/FLUX III

INFLUX Cover 3

 

 

Titre: In/Flux III

Publié avec: Lowave (Paris, France)

Date de sortie: juillet 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pièces sélectionnées pour le troisième volume portent sur les politiques du corps. Comment les corps fonctionnent-ils, sciemment et non, comme lieux d’engagement politique ? A quelles formes d’expérimentations se prêtent-ils et à quelles fins ? A quelle marge de manœuvre, d’autonomie, d’agencéité peuvent-ils aspirer face aux relations de pouvoir radicalement inégales qui caractérisent l’ère à laquelle nous vivons ? Telles sont les questions abordées. Comme dans les deux volumes précédents, l’urbain est au cœur du propos.

10 movies, 10 interviews d'artistes, 10 biographies, 105 minutes, PAL/NTSC, toutes zones, stéréo, 16:9 & 4:3

Texte critique : Johanna Grabski

 

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Ciné / Vidéastes et films présentés:

 

Nadira Patel (Afrique de Sud) - I Like When It Goes Fast - 2010 | 5'58

PATEL gap

An ongoing image and sound project, I like It When It Goes Fast explores notions of desire, intuition and acceleration. The physical focus of the project is a rollercoaster. Designed for pleasure and amusement while simultaneously restricted and safe, the rollercoaster is an urban structure through which one is able to relinquish anxiety and restraint, a momentary suspension of life, death and (dis)belief. The intoxication of the speed and adrenaline it procures is a rush pursued for its own end.  

 

 

 

Ala Eddine Slim (Tunesie) - Journal D'Un Homme Important - 2010 | 7'47

SLIM gap

Dans un espace-temps non-identifié, un inconnu est torturé. Du moins, c’est l’impression que donnent les premières images. Mais, rapidement, on se rend compte que les choses sont plus compliquées ; la violence qu’il subit nous apparaît soudain ambiguë : se l’inflige-t-il lui-même ? Des mots défilent sur son corps nu et sa face cagoulée, l’identifiant : il s’agirait d’un bureaucrate ; il aurait la cinquantaine. L’œuvre a été filmée en décembre 2010, dans le maelstrom des événements qui, en Tunisie, a vu naître le « printemps arabe ». 

 

 

 

Heddy Maalem (Algérie - France) & Benoit Dervaux (Belgique)- Une Rose Est Une Rose Est Une Rose [avec Benoit Dervaux] - 2007 | 10'37


MAALEM gap

Dans un monde urbain régi par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, quelle place pour l’individu ?  Comment aller au-delà des préconceptions, des idées toutes faites sur la race et le genre, le statut et les origines ? Ces questions sont au cœur de la pratique du chorégraphe Heddy Maalem. Dans cette œuvre, solo pour danseuse, c’est le corps qui les pose – qui (s’)interroge, déclare, prend pour soi tout l’écran, puis disparaît  aux marges de ce dernier, comme si, soudain, le blanc aveuglant de l’espace dans lequel le corps tente d’affirmer son identité s’évertuait, pour le faire taire, de l’effacer. 

 

 

 

Kgafela Oa Magogodi & Jyoti Mistry (Afrique du Sud) - Itchy City - 2006 | 5'37


MAGOGODI gapItchy City (Ville vrille) est un poème de l’écrivain et performeur Kgafela oa Magogodi. L’œuvre s’intègre dans un plus large projet intitulé I Mike What I Like (Je mike ce que je veux) : une pièce de théâtre adaptée pour l’écran par Magogodi et la cinéaste Jyoti Mistry. La vidéo marie séquences de performances live et images peintes et filmées de Johannesburg. Il en résulte un commentaire percutant sur les complexités et les absurdités de la vie dans la capitale économique d’Afrique du Sud.

 

 

 

Zen Marie & Jonathan Cane (Afrique du Sud) - Foucault's Children: An Examination - 2009 | 6'35



MARIE CANE gapZen Marie et Jonathan Cane ont demandé à leurs étudiants d’expliquer ce qu’est le discours selon Foucault. Le film rassemble les réponses les plus et les moins intéressantes à leur question. Au départ, il s’agissait d’un examen portant sur les connaissances des étudiants. Mais très vite la chose c’est muée en examen des professeurs : de leur pédagogie et de leur capacité à transmettre des concepts théoriques. 

 

 

 

 

 

Steven Cohen (Afrique du Sud) - Chandelier - 2002 | 16'25'

COHEN gap

Chandelier a été filmé en 2001, pendant la destruction d’un camp de sans abris à Newtown (Johannesburg) par une armée de « fourmis rouges », des employés municipaux que l’on reconnaît à leurs tuniques couleur feu. « De tous temps, les artistes ont dépeint les questionnements sociaux de leur époque. C’est ce que je fais en apparaissant en tutu-chandelier dans un camp qu’on est en train de raser, et en filmant la performance : je crée une peinture digitale de la société dans laquelle je vis. L’image tient à la fois de l’onirique, et de ce fait de la beauté, et de l’horreur. Glamour hollywoodien et violence des camps de concentration se rencontrent. Je tente ainsi – en créant là où on détruit – de mettre en lumière ce qui est rarement montré » (Steven Cohen).

 

 

 

Ezra Wube (Etats-Unis - Ethiopie) - Hold De Door - 2011 | 6'11

WUBE gap

« Issu de deux cultures », écrit Ezra Wube, « Je suis en dialogue permanent avec l’ici et le là-bas, le passé et le présent, la tradition et la modernité. Afin de réconcilier ces diverses expériences il me faut créer des narrations. Pour moi, aujourd’hui, le temps et l’espace sont des données incertaines. En conséquence, on trouve dans mon travail une représentation du temps et de l’espace qui est idéalisée, qui tient de l’imaginaire. Cela donne des narrations ambigües, dans lesquelles la frontière entre le vrai et l’imaginé, ce qui fait et ne fait pas sens, est floue. En refusant toute représentation concrète, j’ai trouvé la liberté de pratiquer un art qui reflète le flux même de ma vie ».